2 mai 2022 – La capture et la séquestration du CO2 seront des technologies cruciales, si le monde ne parvient pas à diminuer suffisamment ses émissions de gaz à effet de serre. Les experts préviennent qu’on ne peut miser l’avenir de la planète sur ces technologies encore en évolution. Mais des firmes et chercheurs québécois travaillent dans le domaine.

[EXTRAIT] 

Le carburant synthétique

Dans l’est de Montréal, le consortium SAF+ vise à faire de Montréal un pôle de carburant d’aviation renouvelable – ou sustainable aviation fuel (SAF selon l’acronyme anglais) – pour l’est de l’Amérique du Nord. L’usine-pilote teste une technologie développée à Polytechnique Montréal pour récupérer le CO2 des cheminées de la raffinerie de Parachem. « Notre coût est actuellement deux à trois fois plus élevé que le kérosène non renouvelable », explique Jean Paquin, PDG de SAF+.

« Avec la hausse du prix du CO2 sur le marché du carbone, par contre, et avec la baisse du coût de production, on pourra devenir compétitif. » L’hydroélectricité est très utile pour la production de kérosène renouvelable, ce qui pourrait faire de Montréal l’un des endroits où les compagnies d’aviation devront atterrir. « Il y a un pôle en développement à Los Angeles, mais ça en prend un dans l’est », dit M. Paquin.

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SOURCE: LA PRESSE+